mardi 2 mai 2017

Les Êta Aquarides





                                              Les Êta Aquarides


Les Êta Aquarides sont une pluie d’étoiles filantes associée à la comète de Halley.


Le phénomène est visible chaque année, au printemps cette année se sera entre le 19 Avril et le 28 Mai 2017 et son pic d’activité sera entre le 4 et le 6 Mai.

Les Êta Aquarides sont assez rapides et pénètrent l’atmosphère à 66 km/s. Comme avec la plupart des pluies de météorites, les heures avant le crépuscule sont le meilleur moment pour repérer les Êta Aquarides. Elles peuvent apparaître n’importe où dans le ciel.
Lorsqu'une comète se déplace à travers le système solaire, certaine partie sont arrachées par les vents solaires et reléguées à la queue de la comète. Lorsqu’elle traverse la queue de petites particules de roche et de poussière sont attirées par la gravité de notre planète. Et quand elles pénètrent dans notre atmosphère, filant à des centaines de milliers de km/h, elles entrent en collision avec les molécules qui forment l’atmosphère. Cette friction à grande vitesse génère de la chaleur qui provoque la combustion des particules. C’est ce que nous appelons étoiles filantes.



Les météorites que nous pouvons observer dans la pluie des Êta Aquarides se sont séparées de la comète Halley qui est l'une des plus connue.



lundi 3 avril 2017

Les abeilles ont le bourdon !



L’Europe accueille près de 3 000 espèces différentes d’abeille. Mais, depuis la fin du siècle dernier, le nombre de populations d’abeilles est en chute libre. Zzzoom sur ce phénomène inquiétant, qui met sérieusement en péril notre environnement. 


L’abeille, une travailleuse acharnée


Même si elle est constamment vêtue de son pyjama rayé, l’abeille ne chôme pas ! 

En plus de produire 234 000 tonnes de miel par an en Europe, notre alimentation repose en grande partie sur ses petites épaules : en emportant son butin doré d’une fleur à l’autre, l’abeille participe activement à leur reproduction.

De son labeur dépend 80% de la pollinisation des plantes et fleurs du monde, soit 1/3 de notre alimentation (fruits, légumes, céréales...).

Une ouvrière très précieuse donc, mais qui risque, si on ne réagit pas dard-dard à son déclin, de complètement déséquilibrer notre écosystème.

L’abeille a du plomb dans l’aile


Les chercheurs estiment qu’il manque, à l’heure actuelle, 7 milliards d’abeilles en Europe pour pouvoir assurer la pollinisation des espèces végétales qui y sont cultivées. Rien que ça !

Les causes de ce déficit ?

La première réside dans le fait que l’Homme a tendance à cultiver beaucoup plus d’espèces qui nécessitent une pollinisation qu’autrefois. Parmi ces espèces figure notamment celle qui permet de fabriquer des biocarburants, c’est-à-dire de l’essence de voiture faite à partir de céréales.

La deuxième raison est la régression des colonies d’abeilles. Virus, parasites, frelons asiatiques, pesticides : les causes de leur disparition sont nombreuses ! 

Vous l’aurez compris, cette « messagère de l’amour » mérite toute notre attention, afin que nous puissions encore longtemps récolter les fruits de ses bienfaits. Et, en parlant d’amour, venez le cultiver le temps d’une nuit mielleuse à deux dans une bulle transparente.

lundi 29 août 2016

L'incontournable MuCEM

Projet emblématique de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013, le MuCEM a fait des vagues, et il y a de quoi ! Plongez dans l’univers de ce Musée des Civilisations, de l’Europe et de la Méditerranée, où se mêlent collections permanentes, expos temporaires, théâtre, ciné, concert, et autres rendez-vous festifs...

Une architecture à contre-courant
A Marseille, entre ville et mer, se dresse un cube de dentelle. Ouvert sur le large, c’est sur l’esplanade du J4 qu’est ancré ce spectaculaire musée, aux allures de phare une fois la nuit tombée. À l’intérieur, sa résille de béton laisse passer la lumière, les couleurs de la pierre, de la mer et du ciel…




A la pêche aux infos
C’est un flot de richesses sur l’histoire du bassin méditerranéen qui s’offre à vous. Héritier de l’ancien musée des Arts et Traditions populaires et du musée de l’Homme de Paris, ses collections se sont enrichies grâce à des campagnes de collecte qui ont permis de réunir 20 000 nouveaux objets. Tandis que l’exposition permanente, baptisée « Galerie de la Méditerranée », aborde plusieurs thématiques telles que l’invention de l’agriculture ou les routes maritimes, deux grands espaces d’expositions temporaires viennent s’ajouter à ceux du fort Saint-Jean.

Tous sur les ponts !
Lorsqu’on se hisse jusqu’au toit-terrasse du musée, on y découvre un panorama à couper le souffle. Le plus : partir à l’abordage d’une des chaises longues qui se trouvent face à la gigantesque étendue d’eau. A bâbord, se trouve un pont de 115 mètres de long suspendu au-dessus de la mer, qui relie le musée au Fort Saint-Jean, devenu nouveau lieu de vie. Un second pont de 70 mètres raccorde, quant à lui, le Fort Saint-Jean au parvis de l’église Saint-Laurent, dans le quartier du Panier.

Alors, prêts pour le grand saut ? Si vous décidez de passer une nuit dans une bulle à Attrap’Rêves Allauch ou bien Attrap’Rêves La Bouilladisse vous vous devrez, contre vents et marrées, faire un détour par ce joyau de la Cité phocéenne !

www.mucem.org (gratuit tous les 1er dimanche du mois)
1 esplanade du J4, 13002 Marseille, France

mercredi 4 mai 2016

Portrait du Musée de la Faïence de Moustiers


Si c’était une ville, ce serait…Moustiers, ou plus exactement Moustiers-Sainte-Marie. Située à environ une demi-heure en voiture depuis Attrap’Rêves Montagnac, cette commune des Alpes-de-Hautes-Provence fait partie des plus beaux villages de France. Pourquoi ? Sûrement parce qu’il se trouve dans l’échancrure d’un rocher…

Si c’était une personne ce serait…Marcel Johannon, plus connu sous le nom de Marcel Provence. Ce jeune régionaliste fut à l’initiative de la création de ce musée en 1928, dont il fut le premier conservateur.

Si c’était un objet, ce serait…Des plats ronds, ovales, carrés, des pots à eau, des assiettes, des vases, des bols, des tisanières, des soupières, des tasses, des boîtes, des écuelles…Plus de 300 pièces rares et sublimes aux formes diverses et variées  sont exposées !

Si c’était une couleur, ce serait…Le bleu, teinte phare de la faïence,  mais pas que ! Depuis le 28 juin 2014,  le musée a été repensé et la collection renouvelée, enrichie par de nombreux dépôts et donations. Un parcours coloré est désormais proposé aux visiteurs, mettant en valeur ces objets décoratifs selon leurs ornements et leur époque.

Si c’était une période historique, ce serait…Du 16ème siècle à nos jours ! Pas moins de cinq siècles de chefs d'œuvre de cet art du feu vous sont présentées. Si la faïence de Moustiers était connue pour être "la plus fine du royaume" à l’époque de Louis XIV, elle a su évoluer et traverser les âges jusqu’à nous proposer  des pièces contemporaines.

S’il vous fallait un conseil, ce serait…De partir à la découverte du travail de la terre cuite au travers de ce musée pédagogique tout beau tout neuf et de ses précieuses céramiques.

Musée de la Faïence de Moustiers
04 92 74 67 84

jeudi 18 février 2016

L’Ophrys de Provence, une beauté sauvage


Dès le mois de mars, cette fleur vient enjoliver les paysages du Sud-Est de la France. Focus sur cette belle plante, aux couleurs si envoûtantes.
Il n’est pas si évident de la repérer tant elle ressemble à certaines de ses sœurs. Elles sont toutes plus élégantes les unes que les autres ; la beauté, voilà la particularité de la famille des Ophrys ! Et ce ne sont certainement pas les insectes qui diront le contraire ; ils sont à leurs pieds.

En effet, la fleur imitant la forme d’un insecte, elle obsède les mâles (notamment chez les guêpes, les abeilles et les bourdons) et provoque chez eux de furieuses envies de copuler…D'autant plus qu’elles émettent des substances qui ressemblent fortement aux phéromones sexuelles de la femelle correspondante. C’est comme ça que, dans leurs élans amoureux, leur tête heurte les pollinies, qui viennent alors se coller sur leur corps. Etant donné que leur (fausse) partenaire fait l’étoile de mer, ils finissent par s’en aller voir ailleurs. Et c’est ainsi que la pollinisation a lieu!

L’Ophrys de Provence se démarque des autres par son style. L’espèce est vêtue d’un labelle rougeâtre, orné d’un motif bleuté bordé de blanc. Avec ses pétales verts, parfois blanchâtres ou légèrement rosés, sa tenue offre un rendu des plus réussis. Autre atout charme : ses pseudo-yeux noirâtres, situés dans la cavité stigmatique.

Vous aussi, vous êtes séduit ? Protégée en région PACA, vous devriez pouvoir la contempler si vous vous rendez au massif du Garlaban, pas très loin d’Attrap’Rêves Allauch ou dAttrap’Rêves La Bouilladisse. Pour mettre toutes les chances de votre côté, sachez qu’elle aime particulièrement se révéler sous son plus beau jour en bordure de chemin !